Alexandre Regad
Je suis né à Genève en 1983. Les livres ont toujours fait partie de ma vie et c’est au collège que j’ai commencé à participer à des concours d’écriture. Dans le cadre de mon travail de maturité, j’ai écrit un premier texte de fiction intitulé: L’appel aux tourments : confessions apocryphes d’Anne Boleyn, deuxième épouse d’Henry VIII, pour lequel j’ai reçu le prix du Collège Rousseau remis à un travail de maturité en création littéraire. En parallèle, j’ai participé à la création des éditions Encre Fraîche, nées en 2001 autour du manuscrit de La marche du loup d’Olivier Sillig, roman qui a paru en 2004. Je fais partie de la commission littéraire d’Encre Fraîche depuis sa création.
Après des études d’histoire, de français et d’allemand à l’université de Genève et une année Erasmus à Berlin, j’ai commencé à enseigner dans un cycle genevois en 2008. À la suite de divers mandats, je travaille actuellement pour la Conférence intercantonale de l’instruction publique (CIIP), en tant que directeur de publication des nouveaux moyens d’enseignement romands pour le français au cycle 3 (élèves de 12-15 ans). Par ailleurs, je préside les éditions Encre Fraîche depuis 2009. Avec mes collègues du comité, nous avons fondé le Salon des Petits Éditeurs en 2014, qui réunit une quarantaine de maisons d’édition chaque année à Chêne-Bougeries.
En 2005, alors que j’étudiais l’Histoire générale à l’Université de Genève, j’ai suivi un séminaire d’histoire de la médecine, donné par Mme Joëlle Droux. Dans ce cadre-là, j’ai dû faire une présentation sur l’hystérie et la nymphomanie, qu’il fallait illustrer concrètement. C’est ainsi que j’ai découvert les hystériques de Morzine, qui ont affolé les esprits de 1857 à 1870. Fasciné par ce fait-divers un peu oublié, je me suis promis que si un jour je me lançais dans l’écriture d’un roman, je le consacrerais à ces femmes.
Un premier roman – Trajectoire d’un aboutissement
À l’été 2018, tandis que je passais une partie de l’été dans une vieille ferme que possèdent mes parents aux Carroz-d’Arâches, j’ai tenu parole en commençant à rédiger Le vent et les flammes, premier titre qu’a porté ce texte. Entouré d’une forêt de sapins, de lys sauvages et de lupins, bercé par le bruit du ruisseau des Rots, je me suis plongé dans l’écriture corps et âme, grâce au soutien de ma femme, qui s’occupait de nos deux garçons pendant ces moments d’écriture. Cela m’a pris trois étés pour achever cette histoire, que je n’avais pas le temps de poursuivre pendant le reste de l’année.
Dans l’intervalle, le roman a porté un deuxième nom, Suivre le vol du papillon. Le manuscrit a été envoyé en France, sans succès. Gêné de le soumettre à des collègues éditeurs ou éditrices, j’ai longtemps laissé sa version imprimée dans un tiroir. C’est grâce à l’intervention d’une amie, Charlotte Frossard, qui m’a donné un ultimatum un jour au Salon du Livre, que je me suis décidé à l’envoyer enfin à des maisons d’édition romandes. Auparavant, je l’ai fait relire à quelques amies et amis, dont j’ai suivi certains conseils. J’ai ainsi par exemple réinjecté l’Histoire dans mon roman, ce qui n’a pas été une sinécure.
En effet, à l’origine, j’avais pris la décision de ne pas faire de roman historique, de sorte qu’il n’y avait ni dates ni noms, même si les faits historiques étaient respectés. J’ai dû requestionner toutes les libertés que j’avais prises et retricoter tout le texte. J’ai fini par l’envoyer à trois maisons d’édition, étant prêt à patienter au mieux six mois avant d’avoir une réponse, comme c’est généralement le cas chez Encre Fraîche…
Quelle n’a pas été ma surprise une semaine après de recevoir un message des Presses Inverses, signé par Alexandre Metzener, qui m’exprimait son enthousiasme et son désir de publier mon roman ! Après quelques rencontres et la réception de ses commentaires manuscrits, je me suis mis au retravail du texte pendant l’été 2024. C’est avec consternation et une profonde tristesse que j’ai appris la disparition d’Alexandre dans un accident de montagne. Son compagnon, Antoine Viredaz, a toutefois décidé de poursuivre l’aventure. Il a été rejoint par Alice Bottarelli, avec laquelle le travail éditorial s’est poursuivi. C’est pourquoi mon roman est dédié à la mémoire d’Alexandre, sans qui ce livre n’aurait probablement jamais été édité.
Les réprouvées, édités par les Presses Inverses en 2025
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