Retour au Lémanus, Carine Racine,

Roman historique, Éditions Cabédita 2025

1er volet de la trilogie: La colère du Lemanus, Carine Racine Cabédita 2021;
2e volet de la trilogie: Les Loups du Lémanus, Carine Racine, Cabédita 2023;
3e volet de la trilogie: Le retour au Lémanus, Carine Racine, Cabédita 2025 (ci-dessous).

Tous les trois ouvrages ont été recensés par Marylène Rittiner

3e Volet, le retour du Lémanus

Depuis que Valia a épousé Berthold, le cœur de Géric est absent. En perdant la femme qu’il aime depuis si longtemps, il ne lui reste rien, ni rage ni désespoir. Cependant, les Longobards n’ont pas dit leur dernier mot, et menacent sournoisement le pays de Vallensis en se mêlant à la population pour mieux en surprendre les habitants. De plus, l’évêque d’Octodure continue de s’enrichir sur le dos de ses fidèles en complotant avec l’ennemi.

C’est ainsi que Géric le messager reprend du service, plus déterminé que jamais d’en finiravec ce traître d’Agricola. Une façon aussi pour lui d’oublier ses blessures et tout ce que lavie lui a pris jusqu’ici.
Dans le même temps, Valia qui s’ennuie dans son nouveau domaine redevient Valius pour servir dans l’armée de Berthold.

Quelques mois plus tard, les soldats ennemis forcent la porte du monastère de Saint-Maurice d’Agaune et n’hésitent pas à tuer tous ceux qui ne se plient pas à leur volonté. Puis ils continuent leur sinistre progression face aux Francs, dans un affrontement des plus sanglants.

Qui sortira vainqueur de ce conflit ? Qui restera sur le champ de bataille ? Que deviendront les héros de cette aventure, Géric, Salvius et Valia ? La violence et l’hypocrisie en toile de fond parviendront-elles à entamer les précieuses valeurs ancrées dans leur cœur, à savoir l’amitié, l’amour et la droiture ?Trouveront-ils finalement la paix ?

Dans son troisième et dernier volet de ce roman historique, « Retour au Lémanus », Carine Racine nous invite à suivre la vie de ces hommes et de ces femmes en cette période troublée de nos contrées. Une époque où péripéties et dangers viennent des Longobards, envahisseurs sanguinaires opposés à une armée résistante, celle des Francs.

Comme dans chacun de ses récits, l’auteure fait évoluer ses personnages au milieu de traîtres, assassins et conspirateurs qui précipitent le pays de Vallensis dans le chaos. Les années difficiles qu’ils traversent les poussent à revoir leurs priorités, à réfléchir au sens de leur vie et à rechercher le bonheur où il peut se trouver.

Les rebondissements sur fond d’hostilités qui se déroulent tout au long de l’histoire, nous emportent jusqu’à un dénouement enfin à la hauteur des sacrifices des héros de cette passionnante trilogie !
Un nouveau roman bien écrit et révélateur d’une ère de conquêtes, à ne pas manquer !

Extrait de la page 105-106
[…] Le visage de Valia s’éclaire d’un large sourire.

– On peut aller voir !
Les yeux pétillants, il désigne la villa de Berthold derrière lui.
– Ah… Peut-être qu’il reste encore quelque chose à manger ?
Le visage de Valia s’éclaire d’un large sourire.
– On peut aller voir !
Elle raccourcit ses rênes.
– On fait la course ?
D’un coup de talon, Alby s’élance devant Géric stupéfait.
– C’est une habitude chez les cavalières ?
La jument essaie de suivre l’étalon blanc, mais ses jambes plus courtes ne l’avantagent pas. En une lieue, impossible de l’avoir à l’usure. Valia s’en veut. Elle a triché. Avant d’entrer dans la cour, elle ralentit. Le galop de l’alezane se rapproche. Alby passe le seuil au trot. Etincelle le dépasse. Géric l’arrête devant le puits et saute à terre dans un nuage de sable. Déjà, sa monture plonge les naseaux dans le seau rempli d’eau ce matin. Deuxième levée de poussière. Elle se dissipe sur le Cavalier Blanc et son imposant équidé. Le messager pose les mains sur ses hanches.
– Tu m’as laissé gagner. Je n’avais aucune chance.
– Parce que tu es parti perdant. Ce n’était pas équitable.
– J’ai l’habitude.
Le regard de l’homme devient sombre. Ses bras tombent le long de ses cuisses. Valia descend de cheval et se plante devant son ami.
– L’habitude de quoi ?
– Que rien n’est équitable. Ce n’est pas toujours le meilleur qui gagne et le plus fort n’est pas forcément le meilleur.

Fait-il allusion aux Longobards ? A l’évêque Agricola qui convainc à chaque fois que ses actions visent le bien du plus grand nombre ? Ou à Berthold qui a gagné sa belle ? Mais si Géric n’avait pas été absent si longtemps… Les cils de la jeune femme se perlent de larmes. Elle prend une profonde inspiration, se force à sourire.

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