L’Hirondelle sans bagage, Jacques Marcel Favre

Editions Jets d’Encre 2025

Ouvrage de poèmes et de photographies.
Textes et photos s’y marient, s’y interpellent, dialoguent ou créent une distance bienfaisante, dans une traversée d’univers multiples et diversifiés, que ce soit dans leur hétérogénéité temporelle ou spatiale.

Jacques Marcel Favre est savoyard d’origine, expatrié en Suisse depuis de nombreuses années, il exerce la profession de jardinier après une reconversion. L’art sous toutes ses formes et tous ses angles d’approche l’a toujours intéressé.
« Pour moi, la création, offrir du rêve comme de la réflexion profonde entre photographie et écriture, est une source permanente de bien-être. Avec la photographie, j’aime révéler la beauté secrète des choses dites « simples », aidé sans doute d’un regard empreint des séquelles de ma surdité. Avec l’écriture, j’aime amener le lecteur à l’évasion, à la réflexion, mais aussi à l’émotion, légère, nostalgique mais également profonde. Quand la poésie redevient langage… Honorer cet art de son sens premier en y délivrant un message entre couleurs subtiles ou engagées est un choix qui m’aspire et qui conforte mon plaisir d’écrire.Pour moi la poésie se doit d’être évolutive. C’est un peu comme une bible devant s’adapter au monde dans lequel elle prend page. »

Un monde pluriel

 

Son ouvrage fait notamment référence aux enfants touchés par le sida, dont l’ Hirondelle sans bagage, une fille de 12 ans arrimée à ce malheur incompréhensible, terrifiant, injuste qui va l’emporter, elle et sa pureté, son innocence, son espérance, sa joie, sa tristesse, ses interrogations.

Un combat inégal où la mort apparaît avec son masque et son langage effrayant comme une délivrance tant la douleur est prenante, dévastatrice, inacceptable. Comme le disait Georges Haldas, la souffrance ne peut être que scandaleuse, mais l’usage que l’on en fait peut parfois nous sauver ou du moins tenter de le faire, les ressources de l’être humain n’étant pas infinies.

Jacques Marcel Favre nous parle aussi dans son ouvrage du temps qui passe, de l’instant que l’on essaie de capter, du temps divisé, géométrisé , de l’instant pur…

La mythologie y fait aussi son apparition avec Heraclès, Homère , le Minotaure… un monde où naviguent aussi les effluves d’Eros.

Les photos sont quant à elles vivantes, énigmatiques ou sauvages.

Recension Jean-Marc Theytaz Journaliste-poète

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