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Vamp, Laurent Coos Imprimer Envoyer
Lundi, 15 Novembre 2010 13:10

 

Présentation

Damien est un vieux garçon de trente-six ans, timide et mélancolique, qui mène une existence plutôt tranquille. Par une froide soirée d’hiver, il se rend dans une discothèque en utilisant le billet d’entrée qu’un jeune stagiaire lui a offert. Il y fait la connaissance de WANDA, une femme énigmatique au magnétisme envoûtant.

 Des sentiments ambivalents vont naître entre eux, mêlés d’amour et de haine, jusqu’au jour où ses véritables origines seront dévoilées. Au cours d’un voyage mouvementé, les protagonistes de l’histoire passeront par Gruyères et son musée Giger, puis se rendront dans les Carpates où Damien découvrira ses véritables origines. Mais sa route sera parsemée d’embûches sur laquelle il affrontera des créatures assoiffées de sang.

SEXE, SANG, SENTIMENTS, trois ingrédients percutants qui vous promettront de grands frissons. Bienvenue dans le monde des VAMPIRES !

 


Prologue

Souvent, il fait ce rêve obscur.

Des nuages noirs ressemblant à d’immenses ombres vivantes effacent la pleine lune.

Il en vient de partout.

Des ténèbres veloutées remplacent le ciel, s’étalent à perte de vue jusqu’à ce que le monde soit plongé dans une obscurité profonde. Dans la campagne, alors que s’étend la noirceur, les animaux ont déjà regagné leur terrier.



Les grilles du château s’ouvrent en silence à son approche. Il pénètre dans l’enceinte.

Le vent, la pluie fouettent son visage ; les éclairs crépitent dans le ciel. Les arbres ploient vers lui et les anges de pierre tournent la tête dans sa direction. Les tours du château se profilent à l’arrière du décor, irréelles et majestueuses. Malgré sa terreur, une curiosité hypnotique l’oblige à continuer.

Il franchit la porte du donjon et descend l’escalier en colimaçon taillé dans la pierre brute, guidé par ces voix qui s’élèvent des entrailles de la terre. Il débouche sur un long couloir, éclairé par des torches fixées aux murs. Tout au fond, une salle immense soutenue par deux rangées de piliers et baignée d'une lueur rouge d'origine inconnue s’ouvre devant lui.

Les catacombes du château. À l’entrée, une hideuse statue de démon monte la garde. Une odeur puissante et nauséabonde emplit l'air.

Une odeur de soufre.

La salle s'enfonce en pente douce jusqu'à un large autel érigé dans la pierre. Des créatures difformes munies de capes noires forment un cercle tout autour. Il y en a des dizaines. La clarté rouge inondant les lieux semble pulser faiblement, au rythme d’un coeur humain. Les étranges personnages aux ailes de chauves-souris se mettent à onduler, envoûtés par une complainte récitée par des voix démoniaques.

Une créature d’une beauté infinie surgit de nulle part. Des salves d’acclamations fusent de toutes parts. La goule se détache de ce fond d’ombres comme une révélation angélique. Ses longs cheveux auburn fouettent ses épaules nues. Dans ses yeux, le bleu intense des profondeurs.

Ange ou démon, et peut-être les deux.

Comme elle est belle !

Sa robe de velours noir tombe à ses pieds, dévoilant un corps gracile aux hanches généreuses, aux fesses rondes pleines de promesses. Une poitrine qui appelle les baisers et les caresses. Elle s’allonge sur l’autel. Les vampires se regroupent autour d’elle, gémissant de désir.

Dehors, le tonnerre roule avec davantage de violence audessus de la campagne de Transylvanie.

L’assemblée de ses adorateurs se referme sur elle. Elle sent des baisers mouillés, des mains effleurent sa poitrine aux mamelons tendus de désir. Elle glisse ses mains entre ses cuisses, caressant la soie humide de son sexe. Des langues s’insinuent entre ses orteils, le long de ses jambes, partout où les bouches peuvent déposer leur dévotion. Des membres masculins démesurément grands se dressent devant elle, avant de se glisser dans son antre du plaisir. La goule se tortille sur l’autel, gémissant de bonheur. Puis elle retrousse ses lèvres et plante ses crocs, arrachant des morceaux de chair qu’elle avale en se cambrant avec délices.

Tétanisé, le visiteur contemple ce spectacle.

C’est alors que le maître apparaît, vêtu de sa longue cape noire. Ses cheveux argentés tombent en cascade ondulée sur ses épaules. Ses disciples lui ouvrent un passage, se prosternent devant lui. Il s’approche du groupe et brandit une épée dont la lame scintille à la lumière des torches. Il récite une litanie dans une langue étrange avant d’abattre la lourde lame au-dessus de l’autel. Les créatures murmurent des incantations.

Le sang coule.

Soudain, les vampires sentent la présence du visiteur. Ils tournent la tête vers lui, les yeux brillant d’une lueur rouge et sauvage.

Il veut s’enfuir, mais ses jambes ne lui répondent plus.

Il se réveille.

Il a froid.


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Maison Edition "La Plume Noire"
Plus d'informations sur l'auteur et ses oeuvres (résumé et commandes):www.laurent-coos.123.fr

Mise à jour le Mercredi, 22 Décembre 2010 14:43