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Portrait Jean-Claude Pont, né à Sierre en 1941. C’est dire qu’il aura bientôt septante ans, même soixante dix. Un âge où l’on commence à pouvoir tout se permettre.
Dr en mathématiques (EPFZ), mais aussi guide de haute montagne. Créateur et organisateur de la Course Sierre-Zinal. Créateur (avec Georges Meynet) et animateur des activités astronomiques de St Luc (Chemin des Planètes, Observatoire François Xavier-Bagnoud).
41 ans passés dans l’enseignement. Des mathématiques d’abord (Lycée-Collège de Sion, devenu Lycée-Collège des Creusets). Titulaire ensuite de la chaire « Histoire et philosophie des sciences » à l’Université de Genève.
Avant de s’égarer récemment dans la divagation, ses recherches et publications s’agitaient le plus souvent dans des domaines sérieux, traités rigoureusement. Histoire et philosophie des mathématiques, puis des sciences, dans leurs rapports avec l’histoire des idées, principalement au XIXe siècle. Accessoirement dans leurs rapports avec l’histoire de la peinture.
Quelques publications
La topologie algébrique. Des origines à Poincaré, Paris, Presses Universitaires de France, 1974.
L’aventure des parallèles. Préhistoire de la géométrie non euclidienne : précurseurs et attardés, Berne, éditions Lang, 1984.
Sierre-Zinal, la Course des Cinq 4000, Sierre, édition Mémoires vivantes, 1983.
Halley St Luc, à l’occasion de vingt années d’astronomie à St Luc, Ayer, éditions Porte plumes, 2005.
(sous la direction de) Pour comprendre le XIXe. Histoire et philosophie des sciences à la fin du siècle, Florence, Leo S. Olschki Editore, 2007.
Mots de Je ou poison d’avril "Mots de Je ou poison d’avril" est un recueil de jeux de mots, de pensées, parfois sérieuses, dont un critique a pu écrire qu’il contenait « les jeux de mots les plus subtils et les plus bêtes ». Ce qui honore grandement son auteur. Un autre critique affirme que cette « oeuvre philosophique » (sic) « est d’une grande utilité puisque toutes les formes de calembours y sont épuisées ». Il oubliait simplement l’auteur, lui aussi ...
Quotidiennement depuis une vingtaine d’années, je me suis appliqué à ne pas commencer ma journée sans avoir commis ce que j’appelais « le mot du jour ». C’est rapidement devenu un toc. Que faire en présence de ces quelque 10-12'000 affaires, chiens perdus sans collier ? Un manque d’altruisme m’a convaincu de les donner en partage (au moins un pourcentage d’entre eux), pour ne pas dire de les jeter en pâture dans la méchanceté du monde. C’est dans le même esprit peu charitable qu’il s’est trouvé un éditeur pour commettre l’irréparable.
Si on est un peu masochiste, on peut s’en servir comme médicament contre le gris des jours.
Jean-Claude Pont, "Mots de Je ou poison d'avril", Editions du Tricorne, Genève, 2010.
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